Département du Var : Partouche empêche la réalisation de deux projets concurrents

Un de nos confrères a utilisé le titre suivant pour parler de ce litige opposant le groupe Partouche, d'une part, et les groupes JOA et Vikings d'autre part : « y a-t-il trop de casinos dans le Var ? ». La réponse à cette question diffère selon les parties. Les détails.

Les nouveaux arrivants pourraient-ils tout engranger ?

Cela fait maintenant quelques années que l'on a entendu parler de nouveaux casino en ligne en Sanary et en Seyne-sur-Mer, dans le département de Var. Ces projets ont déjà reçu une autorisation ministérielle en 2011 mais jusqu'actuellement, ils n'ont pu être réalisés. La raison ? Un autre casino se trouvant dans le département a saisi le tribunal administratif de Toulon pour demander leur annulation. Il s'agit du casino de Bandol, un établissement exploité par le groupe Partouche. Ce dernier estime que le périmètre ne suffit pas pour recevoir deux établissements supplémentaires.

Est-ce vraiment le cas ? Difficile de donner une réponse précise à cette question.

En difficulté financière depuis maintenant plusieurs mois, le groupe Partouche ne veut qu'aucun de ses concurrents s'établisse près de ses champs. Et il faut le préciser, le groupe qui exploitera le nouveau casino de Seyne-Sur-Mer n'est autre que JOA, un de ses plus importants concurrents. Et derrière le projet de casino de Sanary, il y a le groupe Vikings, une étoile montante sur le secteur français des jeux de casino. Avec des concurrents de grande taille dans le Var, il est difficile pour le haut dirigeant du groupe Partouche, de croire à une croissance. Les deux autres groupes, eux, trouvent que la région offre de la possibilité de croissance même avec plus de trois établissements. Il s'agit en effet d'un périmètre où l'affluence touristique est assez constante à n'importe quelle saison. Luc Le Borgne, directeur général et fondateur du groupe Vikings a affirmé d'ailleurs avoir effectué une étude d'impact si les deux projets parviennent à être réalisés.

La décision appartient à la justice

Le rapporteur public semble se ranger du côté du groupe Partouche. Selon lui, il faut annuler les deux projets pour éviter des impacts regrettables. Dylan Peyras, directeur du casino en ligne de La Seyne-sur-Mer est étonné de cet avis. Pour lui, il y aura désastre si tout s'arrête brusquement. Pour rappel, en attente de la réalisation du projet, Le groupe JOA et le groupe Vikings ont reçu une autorisation de s'exercer dans des casinos provisoires. Le casino provisoire de La Seyne-sur-Mer a coûté 4 millions d'euros au groupe JOA. Il est composé actuellement de 75 machines à sous et trois tables de jeu. Si le projet des jeux de casino n'est pas réalisé, selon Dylan Peyras, il y aura de l'impact sur l'économie locale. En effet, ce casino provisoire emploie déjà quelques dizaines de personnes et le prochain établissement pourra fournir jusqu'à 120 millions d'emplois.

Le tribunal de Toulon s'est donné 30 jours pour se prononcer sur ce litige. On en saura donc plus sur cette affaire dans le mois qui vient.